Trilogie Souterraine

Date◶10.01.17
Auteurâ˜șLou-Maria Le Brusq
Durée2:27
Comm.🗹177
15 €

BB18R, Sous le Tunnel La Plage et BASTE!, trois textes Ă©crits d’une annĂ©e Ă  l’autre qui tĂ©moignent Ă  leur façon, de la formation d’un groupe. Trois temps, trois Ă©vĂšnements, racontĂ©s Ă  plusieurs personnes, du Je au Nous, du Nous au Ils.

  • 2014 – Lyon – Six-cent mĂštres de cĂąble, une camĂ©ra, deux micros, un Ă©gout, un touret.
    BB18R – ou Be Back Later, est une performance pensĂ©e par ThĂ©o Revelen-Bernard, Matthieu Reynaud, Perrine Forest, et Lou-Maria Le Brusq, rĂ©alisĂ©e le seize avril deux-mille-quatorze par eux-mĂȘmes et avec l’aide de Simon Chambon-AndrĂ©ani au Lavoir Public, Ă  Lyon. Une descente souterraine impulsĂ©e par l’image de la luciole, suggĂ©rĂ©e ici, comme les corps de Pasolini, par l’un d’entre-nous. Mais aussi par le Manuel du GuĂ©rillero Urbain de Carlos Marighella, Le Sabotage d’Émile Pouget et Contribution Ă  la Guerre en Cours, de Tiqqun, que l’on retrouve fragmentĂ©s, dispersĂ©s, tout comme les individualitĂ©s qui peuplent ce souterrain. Cut-Up non-hystĂ©rique et rĂ©flĂ©chi, pensĂ©e multiple et partagĂ©e d’une Ă©bauche de ce qui deviendra ensuite, Silo.

  • 2015 – Sous terre – Un soir d’avril, un tunnel loin sous le niveau de la mer, rĂ©sonne. MTUA joue, seul, au fond d’un boyaux sombre, quelques spectateurs amassĂ©s devant les vagues sonores du musicien. Le Je du narrateur y est absent, et tente de re-composer l’expĂ©rience. Aux prĂ©mices du texte, un Ă©change entre ThĂ©o et Lou-Maria, elle se substituant Ă  lui par l’écriture. Les points de vues se mĂȘlent pour former un tĂ©moignage incertain, nĂ©anmoins affirmĂ© par l’assertivitĂ© des mots. Le narrateur s’immice dans un rĂ©el qui ne lui appartient pas, faisant corps avec cette foule rĂ©unie par l’invitation, et fantasme le groupe aux yeux fermĂ©s. La mĂ©taphore du navire commence Ă  apparaitre, les volontĂ©s se croisent et composent en nĂ©gatif un projet en devenir.

  • 2016 – Bruxelles – AprĂšs un Éclat d’un mois, en septembre deux-mille-quinze, premiĂšre rĂ©union Ă  la cave coopĂ©rative de Cannes-et-Clairan, le groupe est sĂ©parĂ©. Une nouvelle façon de concevoir le travail collectif s’amorce : il faut se rĂ©pandre sur des canaux de communications encore peu frĂ©quentĂ©s et organiser la tempĂȘte Ă  venir. Un temps. RĂ©unis au CinĂ©ma Nova, le six juin deux-mille-seize, pour lancer le navire, Baste ! comme un pamphlet. Baste ! comme une rouste distribuĂ©e Ă  la volĂ©e. Baste ! pour mettre fin Ă  quelque chose, Baste ! pour l’établissement d’un nouvel ordre. RĂ©volution interne et douce, officielle aux yeux du monde mais toujours officieuse au sein du groupe. Baste ! oral comme un Ouste!, une ouverture, une projection vers l’extĂ©rieur, Baste ! placardĂ©e sur les murs de vos villes, dans vos salons, vos toilettes, partout, Baste ! pour toujours !