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Trilogie Souterraine
â¶10.01.17
âșLou-Maria Le Brusq
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BB18R, Sous le Tunnel La Plage et BASTE!, trois textes Ă©crits dâune annĂ©e Ă lâautre qui tĂ©moignent Ă leur façon, de la formation dâun groupe. Trois temps, trois Ă©vĂšnements, racontĂ©s Ă plusieurs personnes, du Je au Nous, du Nous au Ils.
- 2014 â Lyon â Six-cent mĂštres de cĂąble, une camĂ©ra, deux micros, un Ă©gout, un touret.
BB18R â ou Be Back Later, est une performance pensĂ©e par ThĂ©o Revelen-Bernard, Matthieu Reynaud, Perrine Forest, et Lou-Maria Le Brusq, rĂ©alisĂ©e le seize avril deux-mille-quatorze par eux-mĂȘmes et avec lâaide de Simon Chambon-AndrĂ©ani au Lavoir Public, Ă Lyon. Une descente souterraine impulsĂ©e par lâimage de la luciole, suggĂ©rĂ©e ici, comme les corps de Pasolini, par lâun dâentre-nous. Mais aussi par le Manuel du GuĂ©rillero Urbain de Carlos Marighella, Le Sabotage dâĂmile Pouget et Contribution Ă la Guerre en Cours, de Tiqqun, que lâon retrouve fragmentĂ©s, dispersĂ©s, tout comme les individualitĂ©s qui peuplent ce souterrain. Cut-Up non-hystĂ©rique et rĂ©flĂ©chi, pensĂ©e multiple et partagĂ©e dâune Ă©bauche de ce qui deviendra ensuite, Silo.
- 2015 â Sous terre â Un soir dâavril, un tunnel loin sous le niveau de la mer, rĂ©sonne. MTUA joue, seul, au fond dâun boyaux sombre, quelques spectateurs amassĂ©s devant les vagues sonores du musicien. Le Je du narrateur y est absent, et tente de re-composer lâexpĂ©rience. Aux prĂ©mices du texte, un Ă©change entre ThĂ©o et Lou-Maria, elle se substituant Ă lui par lâĂ©criture. Les points de vues se mĂȘlent pour former un tĂ©moignage incertain, nĂ©anmoins affirmĂ© par lâassertivitĂ© des mots. Le narrateur sâimmice dans un rĂ©el qui ne lui appartient pas, faisant corps avec cette foule rĂ©unie par lâinvitation, et fantasme le groupe aux yeux fermĂ©s. La mĂ©taphore du navire commence Ă apparaitre, les volontĂ©s se croisent et composent en nĂ©gatif un projet en devenir.
- 2016 â Bruxelles â AprĂšs un Ăclat dâun mois, en septembre deux-mille-quinze, premiĂšre rĂ©union Ă la cave coopĂ©rative de Cannes-et-Clairan, le groupe est sĂ©parĂ©. Une nouvelle façon de concevoir le travail collectif sâamorce : il faut se rĂ©pandre sur des canaux de communications encore peu frĂ©quentĂ©s et organiser la tempĂȘte Ă venir. Un temps. RĂ©unis au CinĂ©ma Nova, le six juin deux-mille-seize, pour lancer le navire, Baste ! comme un pamphlet. Baste ! comme une rouste distribuĂ©e Ă la volĂ©e. Baste ! pour mettre fin Ă quelque chose, Baste ! pour lâĂ©tablissement dâun nouvel ordre. RĂ©volution interne et douce, officielle aux yeux du monde mais toujours officieuse au sein du groupe. Baste ! oral comme un Ouste!, une ouverture, une projection vers lâextĂ©rieur, Baste ! placardĂ©e sur les murs de vos villes, dans vos salons, vos toilettes, partout, Baste ! pour toujours !